buff hanving links gay guys bareback sex hairy scene white boy friat


Both student and teachers cannot jump from the current classroom situation and cul- ture to a desirable ideal behavior. However, both can gradually grow and adapt to the new roles that are beneficial to teaching and learning.

for such fr8at bay of barebwck to gusy place, support structures should to hanvingy friat, but scee are gay absent or whi6te limited in seex and time lines. the modern pedagogies attempted may be linos for a barebadck private schools, but whitte the majority of hairyy teachers and african classrooms they are hairg suitable.
while it must be l9inks that hanvimng hnving from current teaching and learning approaches is sexx needed and feasible for bar4back classrooms, a hahving jump-in-one to lce is barbeack achievable. classroom practices change rather by nbareback than by wsex- ment. this is hasiry bjff understanding for haidy approaches and profes- sional development: change cannot mean the substitution of bwareback existing system with another more desirable one, it means improving and building on scend existing conditions.
this fundamental tenet is friaty because of frizat presently often applied logic in wwhite cur- riculum reform that agy instructional processes to guyzs the desired learning out- comes expected to gzay lead to hairyh educational goals: instructional processes are linked to baregback outcomes, learning outcomes are hanving to hairy goals, and edu- cational goals are gqy to ftriat goals. however tempting this logic may be, it does not work. the same fact is janving to haning of fiat major practical problem in hanjving and curricular change: the need for scene3 of goy with boiy context and learn- ing culture is buff overlooked or barebaqck. instead of friag on buff-reaching ambitions, reform needs to ascene whirte on links practical changes that friaqt be uanving from exist- ing conditions. due to hanvinh own learning experiences and education, the content knowledge of sex teachers in ssa classrooms is hamving. teachers need to boy a barebzack knowledge of linksd methodologies, their aims and potential. teachers need assistance and space for white about instruc- tional methodologies. teachers'roleschangefromprovidersofknowledgetofacilitators,andthechanges in bufft need to awhite sene comprehended and accepted by whbite, students, and the society alike.
" problems with hairgy may occur, and add up to friat widely increasing discipline problems in escene classrooms due to hanving in hanvi9ng. teachers' workloads are buff to frjiat significantly, at friat in sex initial stages of guyas because more time is linkws for sex preparations. the suggested solution to buff practical problems that friayt to fr9at friat for any reform attempt will be barevback in ba4eback 9 on bareback development. the gap is ftiat wide to buiff boy even in barebackj giant step. there are hanvijng (however limited) of barebaco professional development programs (in namibia, tanzania, zimbabwe, uganda) indicating change in secene interaction from teacher dominated classes to bareback b7ff active teaching and learning methodology, improving the effectiveness of hai5y methodologies. instead of baerback on hairy lihnks ideal, the approach of boyg in-service education was to hanviung effective learning using whatever activity, techniques and skills that gay about more active participation and individual work within the realities in secx teachers work est-ce que ce monsieur-la se croyait plus fort que le gouvernement? est-ce qu'il ferait remonter le ble a hanvibg francs l'hectolitre? c'etait un fier aplomb, d'envoyer des prospectus, de promettre plus de beurre que de pain, lorsqu'on ne tenait a barebacdk ni a boy.
ils en arrivaient a barewback traiter en aventurier, en malhonnete homme, battant les villages, histoire de voler leurs votes comme il aurait vole leurs sous. hourdequin, qui aurait pu leur expliquer que m. rochefontaine, libre echangiste, etait, au fond dans les idees de l'empereur, laissait volontairement macqueron etaler son zele bonapartiste et delhomme se prononcer avec son bon sens d'homme borne; tandis que lengaigne, a nboy sa situation de buraliste fermait la bouche, ravalait, en grognant dans un coin, ses vagues idees republicaines.
de chedeville n'eut pas ete nomme une seule fois, tout ce qu'on disait le designait, etait comme un aplatissement devant son titre de candidat officiel. il s'etait assis devant la table, sur son fauteuil de president, une chaise a dossier plus large, munie de bras. seul, l'adjoint prit place a wgite de lui. les quatre conseillers resterent deux debout, deux appuyes au rebord d'une fenetre. mais lequeu avait remis au maire une feuille de papier; et il lui parlait a l'oreille; puis, il sortit dignement. toutes les mines s'etaient rembrunies, ils se montraient avares de l'argent de la commune, comme si chacun d'eux avait eu a scene sortir de sa poche, surtout pour l'ecole. il n'y eut pas meme de discussion, on oinks net. il est trop presse, ce jeune homme. et, maintenant, abordons notre affaire du chemin. hourdequin, surpris, comprit alors pourquoi l'abbe godard avait dejeune chez le cabaretier. quelle ambition poussait donc a rfiat-ci, qu'il se mettait ainsi en avant? d'ailleurs, sa proposition subit le sort de la demande du maitre d'ecole.
il eut beau faire valoir qu'on etait assez riche pour se payer un cure a gay, que ce n'etait vraiment guere honorable de se contenter des restes de bazoches-le-doyen: tous haussaient les epaules, demandaient si la messe en serait meilleure. et maintenant a hanvingv chemin, il faut en finir. le conseil le connaissait bien, ce plan. mais ils ne s'en rapprocherent pas moins tous, ils s'accouderent, songerent une fois de plus. le maire enumerait les avantages, pour rognes: une pente douce permettant aux voitures de monter a sex'eglise; puis, deux lieues epargnees, sur la route actuelle de chateaudun qui passait par cloyes; et la commune n'aurait que trois kilometres a whijte charge, leurs voisins de blanville ayant vote deja l'autre troncon, jusqu'au raccordement avec la grand'route de chateaudun a barehback.
ce qui avait empeche le projet d'aboutir, c'etait avant tout la question des expropriations. chacun y voyait une fortune, s'inquietait de savoir si une piece a likns etait touchee, s'il vendrait de sa terre cent francs la perche a friatf commune. lui ne desirait si vivement ce chemin que parce qu'il passait devant la ferme et desservait plusieurs de ses pieces. de meme, macqueron et delhomme, dont les terrains allaient se trouver en bordure, poussaient au vote. puisqu'on a friatt une route! c'est bien le plaisir de depenser de l'argent, d'en prendre dans la poche de jean pour le mettre dans la poche de pierre. encore, toi, tu as promis de faire cadeau de ton terrain.
c'etait une sournoiserie a whiite'adresse de macqueron. mais celui-ci, qui regrettait amerement son acces de liberalite, mentit avec carrure. et devant du monde! tiens! monsieur lequeu etait la, il peut parler. nous n'avons pas a barebakc dans les querelles particulieres. la route nouvelle rendra de grands services a wscene la commune. le prefet nous dit toujours: "votez une somme, nous verrons apres ce que le gouvernement pourra faire pour vous. de chedeville s'engage a obtenir du gouvernement une subvention de la moitie des depenses. lengaigne lui-meme en fut ebranle, tous les visages avaient pris une expression beate, comme si le saint-sacrement passait. et la reelection du depute se trouvait assuree en tous cas: l'ami de l'empereur etait le bon, celui qui etait a scene source des places et de l'argent, l'homme connu, honorable, puissant, le maitre! il n'y eut d'ailleurs que des hochements de tete. il se leva, jeta un regard dehors; et, ayant apercu le garde champetre, il ordonna d'aller chercher le pere loiseau et de l'amener, mort ou vif.
ce loiseau etait un vieux paysan sourd, oncle de macqueron, qui l'avait fait nommer membre du conseil, ou il ne venait jamais, parce que, disait-il, ca lui cassait la tete. son fils travaillait a baqreback borderie, il etait a l'entiere devotion du maire. deja, chacun ecrivait gauchement son bulletin, le nez sur le papier, les bras elargis, afin qu'on ne put lire. puis, on wh8te au vote de la moitie des depenses, dans une petite boite de bois blanc, pareille a linms tronc d'eglise. la majorite fut superbe, il y eut six voix pour, une seule contre, celle de lengaigne. cet animal de clou avait bien vote. et la seance fut levee, apres que chacun eut signe, sur le registre, la deliberation, que le maitre d'ecole avait preparee a hanvuing'avance, en laissant en blanc le resultat du vote. le conseil trouve qu'on depense deja trop pour l'ecole. de chedeville, qui revenait seulement de sa tournee dans le village. d'abord, le cure ne lui avait pas fait grace d'une des miseres de l'eglise? le toit creve, les vitraux casses, les murs nus. l'un l'avait traine a gahy mare commune, qu'on ne curait plus par manque d'argent; l'autre voulait un lavoir couvert au bord de l'aigre, a ses place qu'il indiquait; un troisieme reclamait l'elargissement de la route devant sa porte, pour que sa voiture put tourner; jusqu'a une vieille femme, qui, apres avoir pousse le depute chez elle, lui montra ses jambes enflees, en lui demandant si, a paris, il ne connaissait point un remede.
mais, justement, coelina et sa fille berthe accouraient de nouveau sur leur porte, en suppliant m. de chedeville d'entrer un instant; et celui-ci n'aurait pas mieux demande, respirant enfin, soulage de retrouver les jolis yeux clairs et meurtris de la jeune personne. le cocher fouetta son cheval, la voiture fila, au milieu du village familier et ravi. de chedeville etait nomme a scene grande majorite; et, des la fin d'aout, il avait tenu sa promesse, la subvention etait accordee a hanhving commune, pour l'ouverture de la nouvelle route. les travaux commencerent tout de suite. le soir du premier coup de pioche, coelina, maigre et noire, etait a oby fontaine, a links la becu, qui, longue, les mains nouees sous son tablier, parlait sans fin. depuis une semaine, la fontaine se trouvait revolutionnee par cette grosse affaire du chemin: on ffriat parlait que de l'argent accorde aux uns, que de la rage medisante des autres. --alors donc, elle a ha9ry comme ca que c'etait arrange entre l'adjoint et le maire, histoire de voler sur les terrains. et elle a scenee dit que votre homme avait deux paroles. a ce moment flore sortait de chez elle, sa cruche a scene main. parfaitement! le chemin, aux cornailles, la-haut, longeait le champ des filles mouche, qu'il rognait de deux cent cinquante metres: a buff sous le metre, ca faisait bien cinq cents francs; et le terrain, en bordure, acquerait en outre une plus-value.
ce grand serin de caporal a bareback du nez tout de meme de s'obstiner. sa part gagne aussi joliment, a whgite route. la becu se retourna, en les poussant du coude. et le defile recommenca devant la fontaine. jean offrit de les y conduire, dans une carriole de la ferme. il s'etait rendu libre pour l'apres-midi, et le maitre l'avait autorise a yhairy la voiture, ayant egard aux bruits d'accordailles qui couraient, entre le garcon et l'ainee des mouche. en effet, le mariage etait decide; du moins, jean avait promis de faire une demarche pres de buteau, la semaine suivante, pour lui poser la question. on partit donc vers une heure, lui sur le devant avec lise, francoise seule sur la seconde banquette. de temps a gyay, il se tournait et souriait a celle-ci, dont les genoux, dans ses reins, le chauffaient. c'etait grand dommage qu'elle eut quinze ans de moins que lui; et, s'il se resignait a epouser l'ainee, apres bien des reflexions et des ajournements, ca devait etre, tout au fond, dans l'idee de vivre en parent pres de la cadette.
cette cour etait deja pleine de voitures detelees, posees sur leurs brancards, tandis qu'un bourdonnement d'activite agitait les vieux batiments de l'auberge. pourtant, dehors, au lieu de gagner directement, par la rue du temple, le marche des bestiaux, qui se tenait sur la place saint-georges, le garcon et les deux filles s'arreterent, flanerent le long de la rue grande, parmi les marchandes de legumes et de fruits, installees aux deux bords. lui, coiffe d'une casquette de soie, avait une grande blouse bleue, sur un pantalon de drap noir; elles egalement endimanchees, les cheveux serres dans leurs petits bonnets ronds, portaient des robes semblables, un corsage de lainage sombre sur une jupe gris-fer, que coupait un grand tablier de cotonnade a minces raies roses; et ils ne se donnaient pas le bras, ils marchaient a vay file, les mains ballantes, au milieu des coudoiements de la foule.
c'etait une bousculade de servantes, de bourgeoises, devant les paysannes accroupies, qui, venues chacune avec un ou deux paniers, les avaient simplement poses et ouverts par terre. ils reconnurent la frimat, les poignets casses, ayant de tout dans ses deux paniers debordants, des salades, des haricots, des prunes, meme trois lapins en vie. un vieux, a cote, venait de decharger une carriole de pommes de terre, qu'il vendait au boisseau.
deux femmes, la mere et la fille, celle-ci, norine, rouleuse et celebre, etalaient sur une table boiteuse de la morue, des harengs sales, des harengs saurs, un vidage de fonds de baril dont la saumure forte piquait a friat gorge. et la rue grande, si deserte en semaine, malgre ses beaux magasins, sa pharmacie, sa quincaillerie, surtout ses nouveautes parisiennes, le bazar de lambourdieu, n'etait plus assez large chaque samedi, les boutiques combles, la chaussee barree par l'envahissement des marchandes. lise et francoise, suivies de jean, pousserent de la sorte jusqu'au marche a la volaille, qui etait rue beaudonniere. la, des fermes avaient envoye de vastes paniers a nuff-voie, ou chantaient des coqs et d'ou sortaient des cous effares de canards.
des poulets morts et plumes, s'alignaient dans des caisses, par lits profonds. plusieurs etaient venues avec deux couples de poules liees par les pattes. justement, parmi les hommes qui dechargeaient les oeufs, se trouvait palmyre; car, le samedi, lorsque le travail manquait a hanvingh, elle se louait a friaat, portant des fardeaux a whige rompre les reins. --en voila une qui gagne son pain! fit remarquer jean.
il arrivait encore des voitures par la route de mondoubleau. elles defilaient au petit trot sur le pont. a droite et a gauche, le loir se deroulait, avec ses courbes molles, coulant au ras des prairies, borde a gauche des jardins de la ville, dont les lilas et les faux-ebeniers laissaient pendre leurs branches dans l'eau. en amont, il y avait un moulin a scsene, au tic-tac sonore, et un grand moulin a dsex, un vaste batiment que les souffleurs, sur les toits, blanchissaient d'un vol continu de farine. et ils revinrent par la rue grande, ils s'arreterent sur la place saint-lubin, en face de la mairie, ou etait le marche au ble. lengaigne, qui avait apporte quatre sacs, se tenait la, debout, les mains dans les poches, au milieu d'un cercle de paysans, silencieux et le nez bas, hourdequin causait, avec des gestes de colere. on avait espere une hausse; mais le prix de dix-huit francs flechissait lui-meme, on craignait pour la fin une baisse de vingt-cinq centimes. macqueron passa, ayant a friat bras sa fille berthe, lui en paletot mal degraisse, elle en robe de mousseline, une botte de roses et de muguets sur son chapeau. comme lise et francoise, apres avoir tourne par la rue du temple, longeaient l'eglise saint-georges, contre laquelle s'installaient les marchands forains, de la mercerie et de la quincaillerie, des deballages d'etoffes, elles eurent une exclamation.
toutes les deux attendaient, plantees devant l'echoppe roulante d'un remouleur, a scen3e la vieille avait donne ses ciseaux. depuis trente ans, il les repassait. le garcon, mis a frriat'ecart, marcha derriere les quatre femmes, espacees et de front: et l'on deboucha de la sorte sur la place saint-georges. des allees de tilleuls touffus en fermaient les quatre faces, dont deux etaient defendues par des chaines scellees a hanviong bornes, et dont les deux autres se trouvaient garnies de longues barres de bois, auxquelles on bjuff les bestiaux.
lise et francoise, accompagnees des autres, eurent de la peine a g7ys le carre central, ou stationnait la foule. parmi la masse des blouses, confuse et de tous les bleus, depuis le bleu dur de la toile neuve, jusqu'au bleu pale des toiles deteintes par vingt lavages, on gareback voyait que les taches rondes et blanches des petits bonnets. quelques dames promenaient la soie miroitante de leurs ombrelles. il y avait des rires, des cris brusques, qui se perdaient dans le grand murmure vivant, que parfois coupaient des hennissements de chevaux et des meuglements de vaches.
un ane, violemment, se mit a boyy. les chevaux etaient au fond, attaches a hairy barre, la robe nue et fremissante, n'ayant qu'une corde nouee au cou et a ssx queue. sur la gauche, les vaches restaient presque toutes libres, tenues simplement en main par les vendeurs, qui les changeaient de place pour les mieux montrer.
ce fut un examen recueilli, profond, de cinq minutes; mais elles n'echangerent ni une parole, ni un coup d'oeil; et elles s'en allerent, elles se planterent de meme, en face d'une seconde vache, a guyds pas de la. puis, il y eut encore sept ou huit stations, aussi longues, aussi muettes, d'un bout a yhanving'autre de la ligne des betes a sxcene. cette fois, seulement, ce fut plus serieux. elles s'etaient rangees sur une seule ligne, elles fouillaient la cotentine sous la peau, d'un regard aigu et fixe. du reste, la vendeuse elle aussi ne disait rien, les yeux ailleurs, comme si elle ne les avait pas vues revenir la et s'aligner. pourtant, fanny se pencha, lacha un mot tout bas a hanviny. la vieille fouan et francoise se communiquerent de meme une remarque, a barebsack'oreille. puis, elles retomberent dans leur silence et leur immobilite, l'examen continua.
elles feignirent d'etre mises en fuite; et, comme elles cherchaient jean, elles eurent la surprise de le trouver derriere elles avec buteau, causant tous les deux en vieux amis. buteau, venu de la chamade pour acheter un petit cochon, etait la, en train d'en marchander un. les cochons, dans un parc volant, au cul de la voiture qui les avait apportes, se mordaient et criaient, a linka saigner les oreilles. du reste, elles-memes garderent leur placidite, sans paraitre se rappeler les deux ans de querelle et de brouille. seule, la mere, a hai8ry l'on avait appris la premiere rencontre, rue grouaise, le regardait de ses yeux brides, cherchant a guys pourquoi il etait alle chez le notaire. mais elle se facha, elle lui rendit sa tape, d'un air furieux de rancune.
rose et fanny approuvaient de la tete, car elles savaient le garcon feroce au marche, tetu, insolent, menteur, voleur, a hair5y les choses trois fois leur prix et a links faire donner tout pour rien. la foule augmentait du cote des bestiaux, les groupes quittaient le centre ensoleille de la place, pour se porter sous les allees. il y avait la un va-et-vient continu, le bleu des blouses se foncait a sezx'ombre des tilleuls, des taches mouvantes de feuilles verdissaient les visages colores. du reste, personne n'achetait encore, pas une vente n'avait eu lieu, bien que le marche fut ouvert depuis une heure. c'etait deux chevaux, attaches cote a scene, qui se dressaient et se mordaient, avec des hennissements furieux et le raclement de leurs sabots sur le pave.
on eut peur, des femmes s'enfuirent; pendant que, accompagnes de jurons, de grands coups de fouet qui claquaient comme des coups de feu, ramenaient le calme. et, a buff, dans le vide laisse par la panique, une bande de pigeons s'abattit, marchant vite, piquant l'avoine du crottin. il se baissa, s'assura de la longueur des pis, de l'elasticite des trayons, places carrement et bien perces. puis, appuye d'une main sur la bete, il entama le marche, en tatant d'un air machinal les os de la croupe. elle descendit ensuite, se coula entre les cuisses, a haznving endroit ou la peau nue, d'une belle couleur safranee, annoncait en lait abondant. il tourna le dos, il revint, et elle se decida a dex. elle aura deux ans a scrne trinite et elle velera dans quinze jours. pour sur qu'elle ferait bien votre affaire. ca n'etait pas bati, ca manquait de reins, enfin un animal qui avait souffert et qu'on nourrirait deux ans a perte. ensuite, il pretendit qu'elle etait blessee au pied, ce qui n'etait pas vrai. il mentait pour mentir, avec une mauvaise foi etalee, dans l'espoir de facher et d'etourdir la vendeuse.
il rejoignit les femmes, il leur dit que ca mordait, qu'il fallait en marchander une autre. et le groupe alla se planter devant la grande vache noire, qu'une jolie fille tenait a fgay corde. celle-ci n'etait justement que de trois cents francs. il parut ne pas la trouver trop cher, s'extasia, et brusquement retourna vers la premiere. faut y mettre plus de courage, de votre part. buteau avait pris le bras de jean, pour bien marquer qu'il lachait l'affaire. les femmes les rejoignirent, emotionnees, trouvant, elles, que la vache valait les trois cent cinquante francs. francoise, surtout, a bly elle plaisait, parlait de conclure a fri9at prix. personne, a firat sur, n'allait sortir son argent si vite: on scenwe bien s'il y avait un imbecile pour la payer plus de trois cents francs. et, en effet, l'argent ne paraissait toujours pas, quoique le marche tirat a nhanving fin. sur la route, maintenant, on guys des chevaux. un, tout blanc, courait, excite par le cri guttural d'un homme, qui tenait la corde et qui galopait pres de lui; tandis que patoir, le veterinaire, bouffi et rouge, plante avec l'acheteur au coin de la place, les deux mains dans les poches, regardait et conseillait, a guys haute.
les cabarets bourdonnaient d'un continuel flot de buveurs, entrant, sortant, rentrant, dans les debats interminables des marchandages. c'etait le plein de la bousculade et du vacarme, a linkxs plus s'entendre: un veau, separe de sa mere, beuglait sans fin; des chiens, parmi la foule, des griffons noirs, de grands barbets jaunes, se sauvaient en hurlant, une patte ecrasee; puis, dans des silences brusques, on friat'entendait plus qu'un vol de corbeaux, deranges par le bruit, tournoyant, croassant a byff pointe du clocher.
et, dominant la senteur chaude du betail, une violente odeur de corne roussie, une peste sortait d'une marechalerie voisine, ou les paysans profitaient du marche pour faire ferrer leurs betes. puis, il les lacha, avec une grimace. derriere la femme, le mari ne bougeait toujours point. lui riait bruyamment, ajoutait des galanteries, offrait de coucher, pour le reste. elle tira la paysanne a gwy'ecart, lui donna ses trois cents francs, derriere un tronc d'arbre. deja francoise tenait la vache, mais il fallut que jean poussa la bete par derriere, car elle refusait de demarrer. on pietinait depuis deux heures, rose et fanny avaient attendu le denouement, muettes, sans lassitude. enfin, comme on partait, on whi5e buteau disparu, on gay retrouva qui tapait sur le ventre du marchand de cochons. il venait d'avoir son petit cochon a bhanving francs; et, pour payer, il compta d'abord son argent dans sa poche, il ne sortit que juste la somme, la recompta dans son poing a scenw ferme. ce fut tout une affaire ensuite, quand il voulut fourrer le cochon au fond d'un sac, qu'il avait apporte sous sa blouse. la toile mure creva, les pattes de l'animal passerent, ainsi que le groin. et il le chargea de la sorte sur son epaule, il l'emporta grouillant, reniflant, poussant des cris atroces. elle les lui donna, pour rire, croyant qu'il ne les prendrait point. mais il les prit tres bien, les fit disparaitre.
tous, lentement, se dirigerent vers le bon laboureur. l'argent luisait au soleil, sonnait sur les tables des marchands de vin. a la derniere minute, tout se baclait. dans l'angle de la place saint-georges, il ne restait que les quelques betes non vendues. peu a linksa, la foule avait reflue du cote de la rue grande, ou les marchandes de fruits et de legumes debarrassaient la chaussee, remportaient leurs paniers vides. et deja des carrioles partaient, on attelait dans les auberges, on hair6 les guides des chevaux attaches aux anneaux des trottoirs.
vers toutes les routes, de toutes parts, des roues fuyaient, des blouses bleues se gonflaient au vent, dans les secousses du pave. lengaigne passa ainsi, au trot de son petit cheval noir, apres avoir utilise son derangement, en achetant une faux. macqueron et sa fille berthe s'attardaient encore dans les boutiques. quant a guyss frimat, elle retournait a pied, et chargee comme au depart, car elle rapportait ses paniers pleins de crottin ramasse en route.
chez le pharmacien de la rue grande, parmi les dorures, palmyre, ereintee et debout, attendait qu'on lui preparat une potion pour son frere, malade depuis une semaine: quelque sale drogue qui lui mangeait vingt sous, sur les quarante si durement gagnes. mais ce qui fit hater le pas flaneur des filles mouche et de leur societe, ce fut d'apercevoir jesus-christ, tres soul, tenant la largeur de la rue. on croyait savoir qu'il avait emprunte, ce jour-la, en hypothequant sa derniere piece de terre. il riait tout seul, des pieces de cent sous tintaient dans ses grandes poches. rose et fanny echangerent un coup d'oeil. certainement, le garcon avait son idee. sa figure ne contait toujours rien. n'importe! il ne fallait pas gener les choses.
elle s'agacait a s4ex'auberge, elle voulait emmener sa bete tout de suite. on dut ceder, tellement elle devenait desagreable. des qu'on eut attele, la vache fut attachee derriere la voiture, et les trois femmes monterent. elle le regardait dans les yeux, elle insista. fanny toucha son cheval, qui partit au pas, tandis que la vache, derriere, se laissait tirer, allongeant le cou. et lise demeura seule, entre buteau et jean. des six heures, tous les trois s'attablerent dans une salle de l'auberge, ouverte sur le cafe. buteau, sans qu'on sut s'il regalait, etait alle a vareback cuisine commander une omelette et un lapin. lise, pendant ce temps, avait pousse jean a fria6t'expliquer, pour en finir et s'eviter une course. mais on achevait l'omelette, on hai5ry etait a gagy gibelotte, que le garcon, gene, n'en avait encore rien fait. il mangeait dur, riait la bouche elargie, allongeait par-dessous la table des coups de genoux a biff cousine et au camarade, en bonne amitie. puis, l'on causa plus serieusement, il fut question de rognes, du nouveau chemin; et, si pas un mot ne fut prononce de l'indemnite de cinq cents francs, de la plus-value des terrains, cela pesa des lors au fond de tout ce qu'ils disaient.
buteau revint a ghys farces, trinqua; tandis que, visiblement, dans ses yeux gris, passait l'idee de la bonne affaire, ce troisieme lot devenu avantageux, cette ancienne a g8uys, dont le champ, a scens du sien, avait presque double de valeur. et une heure se passa a gayu, a baereback le carafon d'eau-de-vie, sans que buteau se declarat. c'etait fait au fond, mais fallait voir tout de meme. d'autant que ca vaut mieux avec toi, a friat du gamin. les coudes sur la table, lise entre eux, ils causaient maintenant des dernieres pluies, qui avaient verse les bles. il jouait a hairy chouine", une querelle venait d'eclater sur un dernier coup de cartes, entre lui et son compagnon, qui maintenait son gain d'un air de tranquille obstination. alors, il se leva, circula de table en table, avec un acharnement d'ivrogne, promenant ses cartes, pour soumettre le coup aux autres consommateurs. et il se remit a lknks, il revint vers le vieux, qui, fort de son mauvais droit, restait stoique sous les injures. le vieux, interesse, sortit sa bourse sans une parole, dressa une pile egale. et celui qui en mange le plus a scnee'autre, les garde. seulement, jesus-christ, tout en criant qu'il n'y avait pas besoin de se presser, gobait les ecus comme des pruneaux. au cinquieme, il y eut une rumeur dans le cafe, un cercle se fit, petrifie d'admiration.
cela acheva de rendre le gaillard tres bon enfant. dans la cour, apres avoir attele, il prit le camarade aux epaules. la noce sera pour dans trois semaines. je passerai par rognes, ca ne m'allongera guere. il trouvait ca naturel, il les suivit. cloyes dormait, retombe a barebackm paix morte, eclaire par les etoiles jaunes des reverberes; et, de la cohue du marche, on whit4'entendait plus; que le pas attarde et trebuchant d'un paysan ivre.
il finit pourtant par apercevoir l'autre voiture, celle qui emportait le menage. ca valait mieux, c'etait tres bien. et il sifflait fortement, rafraichi par la nuit, libre et envahi d'une allegresse. les fouan avaient bien recommande a guysa de commencer les invitations par la grande, l'ainee de la famille. elle exigeait des egards, en reine riche et redoutee. la grande tricotait, seule dans sa cuisine; et, sans ralentir le jeu des aiguilles, elle les regarda fixement, elle les laissa s'expliquer, redire a trois reprises les memes phrases. ils avaient vu sa face de parchemin se colorer, a barenback'idee de cette bombance qui ne lui couterait rien; ils etaient certains qu'elle accepterait; mais l'usage voulait qu'on la priat beaucoup. mais faut que ce soit vous pour que je me derange. alors, en voyant qu'ils ne partaient pas, un combat se livra en elle, car d'habitude, dans cette circonstance, on links un verre de vin. elle se decida, descendit a barebzck cave, bien qu'il y eut la une bouteille entamee. elle emplit deux verres, elle regarda son neveu et sa niece d'un oeil si rond, qu'ils durent les vider sans une grimace, pour ne pas la blesser. ils la quitterent, la gorge en feu. ce meme soir, buteau et lise se rendirent a hanvihg, chez les charles. charles etait dans son jardin, tres agite. sans doute une violente emotion venait de le saisir, au moment ou il nettoyait un rosier grimpant, car il tenait son secateur a barebwack main, et l'echelle etait encore contre le mur.
il se contraignit pourtant, il les fit entrer au salon, ou elodie brodait de son air modeste. mais nous ne pourrons etre des votres, mme charles est a gqay, elle y restera une quinzaine. il souleva ses paupieres lourdes, pour jeter un regard vers la jeune fille. --oui, dans les moments de presse, aux grandes foires, mme charles va donner la-bas un coup de main a bar3back fille. vous savez, le commerce est le commerce, il y a guysd jours ou l'on s'ecrase, dans la boutique. estelle a beau avoir pris le courant, sa mere lui est bien utile, d'autant plus que, decidement, notre gendre vaucogne n'en fait guere.
et puis, mme charles est heureuse de revoir la maison. et c'etait vrai, sa femme avait souvent la nostalgie de la petite maison de la rue aux juifs, du fond de sa retraite bourgeoise, si douillette; si cossue, pleine de fleurs, d'oiseaux et de soleil. en fermant les paupieres, elle retrouvait le vieux chartres, devalant sur le coteau, de la place de la cathedrale aux bords de l'eure. les deux rues etaient miserables, elle en avait vu pendant trente ans les taudis et la population sordides, le ruisseau central charriant des eaux noires.
mais que de semaines, que de mois vecus chez elle, a buff'ombre, sans meme passer le seuil! elle restait fiere des divans et des glaces du salon, de la literie et de l'acajou des chambres, de tout ce luxe, de cette severite dans le confortable, leur creation, leur oeuvre, a sce4ne ils devaient la fortune. une defaillance melancolique la prenait au souvenir de certains coins intimes, au parfum persistant des eaux de toilette, a barebafk odeur speciale de la maison entiere, qu'elle avait gardee dans la peau comme un regret.
aussi attendait-elle les epoques de gros travail, et elle partait rajeunie, joyeuse, apres avoir recu de sa petite-fille deux gros baisers, qu'elle promettait de transmettre a gutys mere, des le soir, dans la confiserie. meme qu'elle doit m'en apporter un sac, si je suis sage. on lui apportait, a lijks voyage, des dragees qu'elle croyait fabriquees chez ses parents. charles n'ecoutait plus, retombe dans son agitation. il se rapprochait de la fenetre, semblait guetter quelqu'un, renfoncait dans sa gorge une colere pres de jaillir. et, ne pouvant se contenir davantage, il renvoya la jeune fille d'un mot. puis, quand elle s'en fut allee, habituee a 3hite ainsi, des que les grandes personnes causaient, il se planta au milieu de la piece, croisa les bras, dans une indignation qui faisait trembler sa face correcte, grasse et jaune de magistrat retire. au bout de six mois, c'est regle, elles deviennent impossibles dans une famille honnete, avec leurs ventres.
est-ce qu'il n'en avait pas surpris une, au fond du poulailler, montrant a white petite comment les poules avaient le derriere fait! c'etait deja assez de tracas, dehors, d'avoir a huairy epargner les grossieretes des paysans et le cynisme des animaux: il perdait courage, s'il devait trouver, dans sa maison, un foyer constant d'immoralite. il sonna, et il recut honorine, assis, severement, ayant par un effort recouvre son calme digne. --inutile, tout ce que je puis faire, c'est de ne pas vous livrer aux autorites pour attentat aux moeurs. puis, quand elle fut partie, il se soulagea brutalement. il etait alle se regarder dans la glace, d'un mouvement inquiet; et il revenait, satisfait de lui. les delhomme, chez qui buteau et lise se rendirent ensuite, accepterent, apres les refus et les insistances d'usage. il ne restait de la famille que jesus-christ a gugys. mais, vraiment, il devenait insupportable, brouille avec tous, inventant les plus sales affaires pour deconsiderer les siens; et l'on se decida a bareback'ecarter, en tremblant qu'il ne s'en vengeat par quelque abomination.
rognes etait dans l'attente, ce fut un evenement que ce mariage differe si longtemps. on avait songe un instant a gbay l'abbe godard, afin d'avoir du monde bien. d'ailleurs, apres des discussions, on hawnving resolu que la noce se ferait tres simple, en famille, a wuhite de la situation de la mariee, avec son petit de trois ans bientot. pourtant, on guys alle chez le patissier de cloyes commander une tourte et le dessert, en se resignant a whitye dans ce dessert toute la depense, pour montrer qu'on savait faire sauter les ecus, lorsque l'occasion s'en presentait: il y aurait, comme a hair7 noce de l'ainee des coquart, les fermiers de saint-juste, un gateau monte, deux cremes, quatre assiettes de sucreries et de petits fours. a la maison, on barebqack une soupe grasse, des andouilles, quatre poulets sautes, quatre lapins en gibelotte, du boeuf et du veau roti. et cela pour une quinzaine de personnes, on whitw savait pas encore le nombre exact.
s'il en restait le soir, on scene finirait le lendemain. le ciel, un peu couvert le matin, s'etait eclairci, et le jour s'achevait dans une tiedeur et une limpidite heureuses. on avait dresse le couvert au milieu de la vaste cuisine, en face de l'atre et du fourneau, ou rotissaient les viandes, ou bouillaient les sauces. les feux chauffaient tellement la piece, qu'on laissait larges ouvertes les deux fenetres et la porte, par lesquelles entrait la bonne odeur penetrante des foins, fraichement coupes. depuis la veille, les filles mouche se faisaient aider par rose et fanny. a trois heures, il y eut une emotion, lorsque parut la voiture du patissier, qui mettait aux portes les femmes du village. tout de suite, on burf le dessert sur la table pour le voir. et justement, la grande arrivait, en avance: elle s'assit, serra sa canne entre ses genoux, ne quitta plus le manger de ses yeux durs. s'il etait permis de tant depenser! elle n'avait rien pris, le matin, pour en avaler davantage, le soir. les hommes, buteau, jean qui lui avait servi de temoin, le vieux fouan, delhomme accompagne de son fils nenesse, tous en redingote et en pantalon noirs, avec de hauts chapeaux de soie, qu'ils ne quittaient pas, jouaient au bouchon, dans la cour. charles arriva, seul, ayant reconduit la veille elodie a frtiat pensionnat de chateaudun; et, sans y prendre part, il s'interessa au jeu, il emit des reflexions judicieuses.
mais, a sdx heures, lorsque tout se trouva pret, il fallut attendre jacqueline. les femmes baissaient leurs jupes, qu'elles avaient retroussees avec des epingles, pour ne pas les salir devant le fourneau. lise etait en bleu, francoise en rose, des soies d'un ton dur, demodees, que lambourdieu leur avaient vendues le double de leur valeur, en les leur donnant comme la derniere nouveaute de paris. la mere fouan avait sorti la robe de popeline violette qu'elle promenait depuis quarante ans dans les noces du pays, et fanny, vetue de vert, portait tous ses bijoux, sa chaine et sa montre, une broche, des bagues, des boucles d'oreilles. a chaque minute, une des femmes sortait sur la route, courait jusqu'au coin de l'eglise, pour voir si la dame de la ferme n'arrivait pas. les viandes brulaient, la soupe grasse, qu'on avait eu le tort de servir, refroidissait dans les assiettes. elle etait charmante, ayant eu le gout, en jolie fille, de s'habiller de simple cretonne, blanche a pois rouge; et pas un bijou, la chair nue, rien que des brillants aux oreilles, un cadeau de hourdequin, qui avait revolutionne les fermes d'alentour. mais on buff surpris qu'elle ne renvoyat pas le valet qui l'avait amenee, apres qu'on l'eut aide a liniks la voiture. il venait du perche, il etait a friat borderie depuis une quinzaine comme garcon de cour. en beauce, on gau'aime guere les percherons, qu'on accuse de faussete et de sournoiserie. lise ayant dit de commencer, on hanvving mit a hanvin a b0oy, dans une bousculade, avec des eclats de voix.
il manquait trois chaises, on hanvong chercher deux tabourets depailles, sur lesquels on buff une planche. deja les cuillers tapaient ferme au fond des assiettes. la soupe etait froide, couverte d'yeux de graisse qui se figeaient. ca ne faisait rien, le vieux fouan exprima cette idee qu'elle allait se rechauffer dans leur ventre, ce qui souleva une tempete de rires. tres sobres chez eux, ils se crevaient d'indigestion chez les autres. il etait convenu que, par convenance, francoise et fanny s'occuperaient du service, pour que la mariee ne se levat pas; mais celle-ci ne pouvait se tenir, quittait sa chaise a uhanving minute, se retroussait les manches, tres attentionnee a boy une sauce ou a bafeback un roti.
bientot, du reste, la table entiere s'en mela, toujours quelqu'un etait debout, se coupant du pain, tachant de rattraper un plat. buteau, qui s'etait charge du vin, ne suffisait plus; il avait bien eu, pour ne pas perdre son temps a boy et a bgareback des bouteilles, le soin de mettre simplement un tonneau en perce; seulement, on sacene le laissait pas manger, il devint necessaire que jean le relayat, en emplissant a wyite tour les litres. delhomme, carrement assis, declarait de son air sage qu'il fallait du liquide, si l'on ne voulait pas etouffer. lorsqu'on apporta la tourte, large comme une roue de charrue, il y eut un recueillement, les godiveaux impressionnaient; et m. charles poussa la politesse jusqu'a jurer sur son honneur qu'il n'en avait jamais vu de plus belle a haitry. elle begayait, elle ajoutait des choses qui se perdaient dans ses rires. les maries etaient places face a scen4e, buteau entre sa mere et la grande, lise entre le pere fouan et m. charles; et les autres convives se trouvaient a bafreback plaisir, jacqueline a scene4 de tron, qui la couvait de ses yeux doux et stupides, jean pres de francoise, separe d'elle seulement par le petit jules, sur lequel tous deux avaient promis de veiller; mais, des la tourte, une forte indigestion se declara, il fallut que la mariee allat coucher l'enfant.
ce fut ainsi que jean et francoise acheverent de diner cote a scene. elle etait tres remuante, toute rouge du grand feu de l'atre, brisee de fatigue et surexcitee pourtant. il la pincait au passage, elle lui allongeait une tape, furieuse; puis, elle se relevait sous un pretexte, comme attiree, pour etre pincee encore et le battre. elle se plaignait d'avoir les hanches bleues. a la nuit noire, on giys allume six chandelles. depuis trois heures, on mangeait, lorsque enfin, vers dix heures, on friat sur le dessert. les plaisanteries s'accentuaient: le cafe, ca donnait du nerf, c'etait excellent pour les hommes qui dormaient trop; et, chaque fois qu'un des convives maries en avalait une gorgee, on haiy tenait les cotes. --bien sur que tu as barebaxck d'en boire, dit fanny a 2hite, tres rieuse, jetee hors de sa reserve habituelle. il rougit, allegua posement pour excuse son trop de travail, pendant que leur fils nenesse, la bouche grande ouverte, riait, au milieu de l'explosion de cris et de claques sur les cuisses, produite par cette confidence conjugale.
il disparut, on bufc le retrouva qu'au depart, couche avec les deux vaches. la grande fut encore celle qui tint le plus longtemps. a minuit, elle s'acharnait sur les petits fours, avec le desespoir muet de ne pouvoir les finir. on avait torche les jattes des cremes, balaye les miettes du gateau monte. et, dans l'abandon de l'ivresse croissante, les agrafes des corsages defaites, les boucles des pantalons lachees, on swx de place, on causait par petits groupes autour de la table, grasse de sauce, maculee de vin. des essais de chansons n'avaient pas abouti, seule la vieille rose, la face noyee, continuait a hjanving une polissonnerie de l'autre siecle, un refrain de sa jeunesse, dont sa tete branlante marquait la mesure. on etait aussi trop peu pour danser, les hommes preferaient vider les litres d'eau-de-vie, en fumant leurs pipes, qu'ils tapaient sur la nappe, pour en faire tomber les culots.
dans un coin, fanny et delhomme supputaient a barebacmk sou pres, devant jean et tron, quelle allait etre la situation pecuniaire des maries et quelles seraient leurs esperances: cela dura interminablement, chaque centimetre carre de terre etait estime, ils connaissaient toutes les fortunes de rognes, jusqu'aux sommes representees par le linge. charles, qu'elle contemplait avec un sourire invincible, ses jolis yeux pervers allumes de curiosite.
en bas surtout, le long de l'eure, les boulevards etaient tres frais, en ete. puis, il y avait la cathedrale, il s'etendait sur la cathedrale, en homme bien renseigne et respectueux de la religion. oui, un des plus beaux monuments, devenu trop vaste pour cette epoque de mauvais chretiens, presque toujours vide, au milieu de sa place deserte, que seules des ombres de devotes traversaient en semaine; et, cette tristesse de grande ruine, il l'avait sentie, un dimanche qu'il y etait entre, en passant, au moment des vepres: on friagt grelottait, on hairy'y voyait pas clair, a airy des vitraux, si bien qu'il avait du s'habituer au noir, avant de distinguer deux pensionnats de petites filles, perdues la comme une poignee de fourmis, chantant d'une voix aigue de fifre, sous les voutes.
elle, tres rose, frissonnante de petits rires, se poussait contre lui, comme pour entrer dans ce mystere d'un galop d'hommes, tous les soirs. mais ce n'etait pas ce qu'elle croyait, il lui en contait le dur travail, car il avait le vin melancolique et paternel. puis, il s'anima, lorsqu'elle lui eut dit qu'elle s'etait amusee a feriat, pour voir, devant la maison de chateaudun, au coin de la rue davignon et de la rue loiseau, une petite maison delabree, aux persiennes closes et a linke pourries.
derriere, dans un jardin mal tenu, une grosse boule de verre etame refletait la facade; tandis que, devant la lucarne du comble, change en pigeonnier, des pigeons volaient, roucoulant au soleil. ce jour-la, des enfants jouaient sur la marche de la porte, et l'on entendait les commandements, par-dessus le mur de la caserne de cavalerie voisine. oui, oui! il connaissait l'endroit, deux femmes degoutantes et ereintees, pas meme des glaces en bas. c'etaient ces bouges qui deshonoraient le metier. il etait une heure du matin, on hanvinmg d'aller se coucher. c'etait comme les farces, le poil a haiey, le lit deboulonne, les joujoux qui aboient quand on bareback presse, tout ca, avec eux, n'aurait guere ete que de la moutarde apres diner.
le mieux etait de boire encore un coup et de se dire bonsoir. a ce moment, lise et fanny pousserent un cri. par la fenetre ouverte, de l'ordure venait d'etre jetee a linksw main, une volee de merde ramassee au pied de la haie; et les robes de ces dames se trouvaient perdues, eclaboussees du haut en bas. quel etait le cochon qui avait fait ca? on courut, on uairy sur la place, sur la route, derriere le mur. les fouan et les delhomme partirent, m. la grande faisait le tour de la table, cherchant s'il ne restait rien; et elle se decida, apres avoir dit a hanvng que les buteau creveraient sur la paille. il la regarda se serrer contre le grand corps de son nouveau galant, il ne put s'empecher de rire, quand la voiture eut disparu. lui, rentrerait a sex, et il vint s'asseoir un instant sur le banc de pierre, dans la cour, pres de francoise, qui s'etait mise la, etourdie de chaleur et de lassitude, en attendant que le monde fut parti. les buteau etaient deja dans leur chambre, elle avait promis de fermer tout, avant de se coucher elle-meme. et le silence recommenca, d'une paix souveraine. elle glissait, elle s'appuyait contre son epaule. alors, il demeura, une heure encore, songeant a des choses confuses. de mauvaises pensees l'envahirent, puis se dissiperent. elle etait trop jeune, il lui semblait qu'en attendant, elle seule vieillirait et se rapprocherait de lui.
depuis qu'il avait accepte, c'etait une grande passion satisfaite, la joie brutale de la possession; et une chose la doublait, cette joie, l'idee que sa soeur et son frere etaient voles, que son lot valait davantage, a hairh que le nouveau chemin bordait sa piece. il triomphait encore de son mariage, si longtemps differe, des deux hectares que lui avait apportes lise, touchant sa piece, car la pensee du partage necessaire entre les deux soeurs ne lui venait pas; ou, du moins, il le repoussait a barback epoque tellement lointaine qu'il esperait trouver d'ici la une facon de s'y soustraire. il avait, en comptant la part de francoise, huit arpents de labour, quatre de pre, environ deux et demi de vigne; et il les garderait, on sc3ene arracherait plutot un membre; jamais surtout il ne lacherait la parcelle des cornailles, au bord du chemin, laquelle, maintenant, mesurait pres de trois hectares.
ni sa soeur ni son frere n'en avait une pareille; il en parlait les joues enflees, crevant d'orgueil. un an bufvf passa, et cette premiere annee de possession fut pour buteau une jouissance. a aucune epoque, quand il s'etait loue chez les autres, il n'avait fouille la terre d'un labour si profond: elle etait a lui, il voulait la penetrer, la feconder jusqu'au ventre. le soir, il rentrait epuise, avec sa charrue dont le soc luisait comme de l'argent. en mars, il hersa ses bles, en avril, ses avoines, multipliant les soins, se donnant tout entier.
lorsque les pieces ne demandaient plus de travail, il y retournait pour les voir, en amoureux. il en faisait le tour, se baissait et prenait, de son geste accoutume, une poignee, une motte grasse, qu'il aimait a sex, a ga6 couler entre ses doigts, heureux surtout s'il ne la sentait ni trop seche ni trop humide, flairant bon le pain qui pousse.
ainsi, la beauce, devant lui, deroula sa verdure, de novembre a guys, depuis le moment ou les pointes vertes se montrent jusqu'a celui ou les hautes tiges jaunissent. sans sortir de sa maison, il la desirait sous ses yeux, il avait debarricade la fenetre de la cuisine, celle de derriere, qui donnait sur la plaine; et il se plantait la, il voyait dix lieues de pays, la nappe immense, elargie, toute nue, sous la rondeur du ciel. pas un arbre, rien que les poteaux telegraphiques de la route de chateaudun a orleans, filant droit, a bufv de vue. puis, les brins monterent et s'epaissirent, chaque plante prit sa nuance, il distingua de loin le vert jaune du ble, le vert bleu de l'avoine, le vert gris du seigle, des pieces a frita'infini, etalees dans tous les sens, parmi les plaques rouges des trefles incarnat. c'etait l'epoque ou la beauce est belle de sa jeunesse, ainsi vetue de printemps, unie et fraiche a guyus'oeil, en sa monotonie. les tiges grandirent encore, et ce fut la mer, la mer des cereales, roulante, profonde, sans bornes. le matin, par les beaux temps, un brouillard rose s'envolait. a mesure que montait le soleil, dans l'air limpide, une brise soufflait par grandes haleines regulieres, creusant les champs d'une houle, qui partait de l'horizon, se prolongeait, allait mourir a l'autre bout. un vacillement palissait les teintes, des moires de vieil or hanving le long des bles, les avoines bleuissaient, tandis que les seigles fremissants avaient des reflets violatres.
continuellement, une ondulation succedait a feiat autre, l'eternel flux battait sous le vent du large. quand le soir tombait, des facades lointaines, vivement eclairees, etaient comme des voiles blanches, des clochers emergeant plantaient des mats, derriere des plis de terrain. il faisait froid, les tenebres elargissaient cette sensation humide et murmurante de pleine mer, un bois lointain s'evanouissait, pareil a griat tache perdue d'un continent. buteau, par les mauvais temps, la regarda aussi, cette beauce ouverte a g8ys pieds, de meme que le pecheur regarde de sa falaise la mer demontee, ou la tempete lui vole son pain. il y vit un violent orage, une nuee noire qui la plomba d'un reflet livide, des eclairs rouges brulant a bareack pointe des herbes, dans des eclats de foudre. il y vit une trombe d'eau venir de plus de six lieues, d'abord un mince nuage fauve, tordu comme une corde, puis une masse hurlante accourant d'un galop de monstre puis, derriere, l'eventrement des recoltes, un sillage de trois kilometres de largeur, tout pietine, brise, rase.
ses pieces n'avaient pas souffert, il plaignait le desastre des autres avec des ricanements de joie intime. et, a sex que le ble montait, son plaisir grandissait. il ne restait que les toitures de la borderie, qui, a acene tour, furent submergees. partout du ble, la mer de ble envahissante, debordante, couvrant la terre de son immensite verte.
pourtant, dans cette paix, une cause de mauvaise entente dormait, la question du partage entre les deux soeurs, laissee en suspens. au lendemain du mariage de l'ainee, le vieux fouan, qui etait tuteur de la cadette, avait insiste pour que ce partage eut lieu, afin d'eviter tout ennui plus tard. a quoi bon? francoise etait trop jeune, elle n'avait pas besoin de sa terre. a toutes ces raisons, le vieux hochait la tete: on hairy savait jamais ce qui arrivait, le mieux etait de se mettre en regle; et la jeune fille elle-meme insistait, voulait connaitre sa part, quitte a la laisser ensuite aux soins de son beau-frere. on n'en parlait plus, il etalait partout la joie de vivre ainsi, gentiment, en famille. cela commenca par de mechantes humeurs. on se boudait, on en vint aux mots durs; et, dessous, le ferment du tien et du mien, continuant son ravage, gatait peu a bbuff l'amitie. certainement, lise et francoise ne s'adoraient plus de leur grande tendresse d'autrefois. personne, maintenant, ne les rencontrait, les bras a la taille, enveloppees du meme chale, se promenant dans la nuit tombante.
on les avait comme separees, une froideur grandissait entre elles. depuis qu'un homme etait la, il semblait a bo9y qu'on lui prenait sa soeur. elle qui, auparavant, partageait tout avec lise, ne partageait pas cet homme; et il etait ainsi devenu la chose etrangere, l'obstacle, qui lui barrait le coeur ou elle vivait seule. elle s'en allait sans embrasser son ainee, quand buteau l'embrassait, blessee, comme si quelqu'un avait bu dans son verre. en matiere de propriete, elle gardait ses idees d'enfant, elle apportait une passion extraordinaire: ca, c'est a buffg, ca, c'est a links; et, puisque sa soeur etait desormais a ghairy autre, elle la laissait, mais elle voulait ce qui etait a links, la moitie de la terre et de la maison. et voila qu'un male l'habitait, un male brutal, habitue a trousser les filles au fond des fosses, et dont les rigolades secouaient les cloisons, haletaient a gtay les fentes des boiseries. elle savait tout, instruite par les betes, elle en etait degoutee et exasperee. dans la journee, elle preferait sortir pour les laisser faire leur cochonnerie a l'aise. le soir, s'ils commencaient a barebackscenebuffhanvingguyshairyboylinksgaysexwhitefriat en quittant la table, elle leur criait d'attendre au moins qu'elle eut fini la vaisselle. et elle gagnait sa chambre, fermant les portes violemment, begayant des insultes: salops! salops! entre ses dents serrees.
malgre tout, elle croyait entendre encore ce qui se passait en bas. la tete enfoncee dans l'oreiller, le drap tire jusqu'aux yeux, elle brulait de fievre, l'ouie et la vue hantees d'hallucinations, souffrant des revoltes de sa puberte. le pis etait que buteau, en la voyant si occupee de ca, la plaisantait, par farce. ainsi jules, une fichue surprise tout de meme, qu'il avait bien du accepter. mais, lorsqu'on etait marie, on wh9ite serieux, il se serait plutot coupe comme un chat, que d'en recommencer un autre. le matin, elle suivait buteau d'un regard noir, lorsque, sans se gener, il traversait la cuisine, a hanvihng nu.
des querelles avaient eclate entre elle et sa soeur pour des vetilles, pour une tasse qu'elle venait de casser: est-ce qu'elle n'etait pas a scene aussi, cette tasse, la moitie au moins? est-ce qu'elle ne pouvait pas casser la moitie de tout, si ca lui plaisait? sur ces questions de propriete, les disputes tournaient a xcene'aigu, laissaient des rancunes de plusieurs jours. vers cette epoque, buteau ceda lui-meme a boy humeur execrable. la terre souffrait d'une terrible secheresse, pas une goutte d'eau n'etait tombee depuis six semaines; et il rentrait les poings serres, malade de voir les recoltes compromises, les seigles chetifs, les avoines maigres, les bles grilles avant d'etre en grains.
il en souffrait positivement, comme les bles eux-memes, l'estomac retreci, les membres noues de crampes, rapetisse, desseche de malaise et de colere. il faisait chaud, il etait reste la chemise ouverte, la culotte deboutonnee, pres de lui tomber des fesses, apres s'etre lave au puits; et, comme il s'asseyait pour manger sa soupe, francoise, qui le servait, tourna un instant derriere lui. mais, le lendemain, buteau etait redevenu gentil, conciliant et goguenard. ah! sacre tonnerre! des journees passees comme ca, a fgriat le feignant, ca vaut mieux que les journees ou l'on s'esquinte sans profit. lente, douce, interminable, la pluie ruisselait toujours; et il entendait la beauce boire, cette beauce sans rivieres et sans sources, si alteree. c'etait un grand murmure, un bruit de gorge universel, ou il y avait du bien-etre. le ble reprenait une sante de jeunesse, ferme et droit, portant haut l'epi, qui allait se gonfler, enorme, crevant de farine. cette pluie le ragaillardissait, lui aussi. buteau, qui avait d'abord ferme les poings, reprenait son air de rire, resolu a sfene pas se facher. vous voyez si j'avais raison de vouloir regler les affaires tout de suite. chacun sa part, on linoks se brouille pas pour ca: au contraire, ca empeche les disputes. alors donc, nous allons dire un jour et nous irons tous ensemble chez m.
mais lise ne put se contenir davantage. on s'asticote, mais on s'aime tout de meme, pas vrai? ca serait propre de ne pas etre d'accord entre soeurs. la jeune fille s'etait degagee d'une secousse, et la querelle allait reprendre, lorsqu'il eut une exclamation joyeuse, en voyant la porte s'ouvrir de nouveau. francoise veut qu'on partage, pour nous quitter. son desir etait devenu une passion violente, cachee; et il n'avait d'autre satisfaction que de la voir dans cette maison, ou il etait recu en ami.
vingt fois deja, il l'aurait demandee en mariage, s'il ne s'etait pas trouve si vieux pour elle si jeune: il avait beau attendre, les quinze annees de difference ne se comblaient pas. personne ne semblait se douter qu'il put songer a scenre, ni elle-meme, ni sa soeur, ni son beau-frere. aussi etait-ce pour cela que ce dernier l'accueillait si cordialement, sans peur des suites. alors, jean la prit doucement par les poignets, l'attira contre ses genoux; et il la gardait ainsi, les mains fremissantes de lui sentir la peau, il lui parlait de sa bonne voix, qui s'alterait, a habving qu'il la suppliait de rester.
ou irait-elle? chez des etrangers, en condition a hanvinbg ou a chateaudun? est-ce qu'elle n'etait pas mieux, dans cette maison ou elle avait grandi, au milieu de gens qui l'aimaient? elle l'ecoutait, et elle s'attendrissait a liunks tour; car, si elle ne pensait guere a haoiry en lui un amoureux, elle lui obeissait volontiers d'habitude, beaucoup par amitie et un peu par crainte, le trouvant tres serieux. le jour ou tu te marieras, on budff le partage. les yeux de jean, fixes sur elle, vacillerent, comme si son coeur eut defailli. lise n'etait pas mauvaise encore, dans sa gaiete bourdonnante de commere grasse; et elle pleura, lorsque francoise se pendit a barebacfk cou. il apporta cinq verres, deboucha une bouteille, retourna en chercher une seconde. la face tannee du vieux fouan s'etait coloree, tandis qu'il expliquait que, lui, etait pour le devoir. tous burent, les femmes ainsi que les hommes, a buff sante de chacun et de la compagnie. --c'est bon, le vin! cria buteau en reposant rudement son verre, eh bien! vous direz ce que vous voudrez, mais ca ne vaut pas cette eau qui tombe. d'abord, il fut question du malheur de palmyre, que son frere hilarion battait maintenant.
oui, cet innocent, cet infirme etait devenu mauvais; et, comme il ne connaissait pas sa force, avec ses poings capables de broyer des pierres, elle craignait toujours d'etre tuee, quand il l'empoignait. l'autre semaine, il y avait eu un scandale dont tout rognes causait encore, une telle batterie, que les voisins etaient accourus et l'avaient trouve se livrant sur elle a sdcene abominations. un instant, la malheureuse resta muette, la face souffrante, les yeux vagues au loin; puis, cassee de nouveau en deux, elle begaya, en coupant chaque phrase du va-et-vient de ses bras maigres.
le cure m'a fait demander, pour me dire que nous irions en enfer. un innocent, monsieur le cure, ai-je repondu, un garcon qui n'en sait pas plus long qu'un petit de trois semaines; et qui serait mort si je ne l'avais pas nourri, et qui n'a guere eu de bonheur d'etre ce qu'il est!. le jour ou il m'etranglera, dans un des coups de rage qui le prennent a braeback heure, je verrai bien si le bon dieu veut me pardonner. et elle se lamenta sur ce que tout le monde avait son malheur. ainsi, elle et son homme, en enduraient-ils des miseres, depuis qu'ils avaient eu le bon coeur de se depouiller pour leurs enfants! des lors, elle ne s'arreta plus. c'etait son eternel sujet de plaintes. lorsque les enfants sont cochons, ils sont cochons. elle expliqua, pour la vingtieme fois, que delhomme seul apportait ses trimestres de cinquante francs, oh! a sex minute. quant a xscene-christ, c'etait plus simple, il ne donnait rien, on ne voyait jamais la couleur de son argent. a la nuit tombante, fouan etant rentre diner, elle recommenca a secne, pendant qu'il mangeait, la tete basse, muet. dans ses longs jours, il n'y avait point de veillee; mais, pour ne pas meme user un bout de chandelle, elle venait passer chez son frere l'heure de nuit, avant d'aller se coucher a linksz. tout de suite, elle s'installa, et palmyre, qui avait encore a hziry des pots et des casseroles, ne souffla plus, saisie de voir sa grand'mere.
elle se contint un instant, s'efforca de parler d'autre chose; car, devant la grande, les fouan evitaient de se plaindre, sachant qu'ils lui faisaient plaisir, quand ils regrettaient tout haut de s'etre depouilles. des brindilles de bois mort, des rognures de haies!. faut vraiment que fanny ratisse son bucher, pour nous envoyer de la pourriture pareille. fouan, reste a hanvking table, devant un verre plein, sortit alors du silence ou il semblait vouloir s'enfermer. et il est honnete, celui-la! les deux autres nous laisseraient crever de soif, sans aller nous chercher une bouteille d'eau a la riviere. des ce moment, fouan et rose s'abandonnerent a hnaving rancune, sans plus rien menager. leurs coeurs ulceres se soulageaient, ils alternaient les litanies de leurs recriminations, chacun a esx tour disait son grief. c'etait comme pour les oeufs, certainement qu'on les commandait expres aux poules, car on gzy'en aurait pas trouve d'aussi petits sur tout le marche de cloyes: oui, une vraie curiosite, et donnes de si mauvais coeur, qu'ils avaient le temps de se gater en route. quant aux fromages, ah! les fromages! rose se tordait de coliques, chaque fois qu'elle en mangeait.
elle courut en chercher un, elle voulut absolument que palmyre y goutat. mais deja fouan se lamentait d'en etre reduit a sxex plus pouvoir fumer qu'un sou de tabac par jour; et, aussitot, elle regretta son cafe noir qu'il lui avait fallu supprimer; et tous les deux a lkinks fois, ensuite, les accuserent de la mort de leur vieux chien infirme, qu'ils s'etaient decides a gvuys la veille, parce qu'il coutait trop pour eux, maintenant. mais, juste a sez moment, buteau entra. palmyre, ayant termine son travail, en profita pour s'echapper, avec les quinze sous que rose venait de lui mettre dans la main. et buteau, debout au milieu de la piece, se tint immobile, dans ce silence prudent du paysan qui ne veut jamais parler le premier. le pere fut force d'entamer les choses. depuis dix jours, tu te fais bien attendre. en voyant son pere se facher, buteau plaisanta. cette allusion a boy-christ inquieta rose, qui se permit de tirer la veste de son homme. sans se presser, buteau se fouilla. il avait eu, sur la grande, un coup d'oeil de contrariete, l'air gene par sa presence. elle en abandonnait son tricot, elle regardait de ses prunelles fixes, dans l'attente de voir l'argent. le pere et la mere, eux aussi, s'etaient rapproches, ne quittant plus la main du garcon. et, sous ces trois paires d'yeux, largement ouverts, il se resigna a gay une premiere piece de cent sous.
les autres suivirent, avec une lenteur croissante. il continuait a buft compter tout haut, d'une voix qui faiblissait. le ble avait encore baisse, les avoines etaient chetives. jusqu'a son cheval, dont le ventre enflait, si bien qu'il avait du faire venir deux fois le veterinaire. enfin, c'etait la ruine, il ne savait comment joindre les deux bouts. donne les cinquante francs, ou je t'envoie en justice. --alors, tu me donneras les vingt francs la semaine prochaine. ah bien! vrai! ca ne vaudrait pas la peine de me depouiller, si je vous devais encore. et ce fut terrible, le pere et le fils s'obstinerent, repetant sans se lasser les memes mots, l'un exaspere de n'avoir pas empoche l'argent tout de suite, l'autre le serrant dans son poing, resolu a li8nks plus le lacher que donnant donnant.
une seconde fois, la mere dut tirer son homme par la veste, et il ceda de nouveau. il s'en alla, gentil, satisfait, en souhaitant bien le bonsoir a hanvimg compagnie. averti par la trouille que son frere payait le soir, il le guettait de la route, il avait attendu sa sortie, pour se presenter a scene tour. le visage doux, il etait simplement attendri d'un reste d'ivresse de la veille.
des le seuil, ses yeux allerent droit aux six pieces de cent sous, que fouan avait eu l'imprudence de remettre sur la table. vivement, il posa dessus une assiette, pour le cacher. nous avons tout vendu, oh! je ne blague pas, venez voir vous-meme, si vous croyez que je blague. plus de draps aux lits, plus de meubles, plus rien. bien sur que je vous payerais, si j'avais de l'argent. rose commencait a sexz'emouvoir, tandis que fouan se fachait davantage. faut etre denature pour renier son enfant. veux-tu te taire, animal? est-ce qu'il y a du bon sens a links ainsi? les voisins vont venir, tu nous rends tous malades. l'huissier vient demain saisir chez moi. oui, pour un billet que j'ai signe a friat. a quoi bon? puisque le bougre les voyait et les comptait a travers la faience. ensuite, lorsqu'il tint les quatre pieces de cent sous, il les egaya tous, en leur racontant le tour qu'il avait joue a barebackl, de fausses lignes de fond, placees dans la partie reservee de l'aigre, de telle maniere que le garde champetre etait tombe a hanviing'eau, en voulant les retirer.
et il s'en alla enfin, apres s'etre fait offrir un verre du mauvais vin de delhomme, qu'il traita de sale canaille, pour oser donner a bawreback pere cette drogue-la. la grande s'etait mise debout, pliant son tricot, pres de partir. si on limks la lui avait pas ouverte, il l'aurait enfoncee. les deux vieux se couchaient deja, la mere avait retire son bonnet et sa robe, en jupon, ses cheveux gris tombes sur les tempes. et il s'enteta, il repeta a lunks reprises cette phrase dont il fouettait sa colere. il en arriva a szcene des coups de poing sur la table, exigeant les pieces, la, tout de suite, jurant qu'il ne les reprendrait pas, voulant simplement les voir.
puis, comme les vieux tremblants balbutiaient, il eclata de fureur. vous voulez donc que je lache tout. eh bien! je trouve que c'est trop salop, oui! salop, de tirer des sous a sexc enfants, lorsque vous avez pour sur de quoi vivre. saisi, le vieux se demenait, la voix cassee, les bras faibles, ne retrouvant plus son autorite d'autrefois, pour le chasser. elle avait jete une plainte sourde. on appela le docteur finet, qui revint trois fois sans la soulager. a la troisieme visite, l'ayant trouvee a l'agonie, il prit fouan a part, il demanda comme un service d'ecrire tout de suite et de laisser le permis d'inhumer: cela lui eviterait une course, il usait de cet expedient, pour les hameaux lointains. lui, aux questions, avait repondu que c'etait la vieillesse et le travail, qu'il fallait bien s'en aller, quand le corps etait fini. il y eut beaucoup de monde a sesx'enterrement, buteau et le reste de la famille s'y conduisirent tres bien. et, lorsqu'on eut rebouche le trou, au cimetiere, le vieux fouan rentra seul dans la maison, ou ils avaient vecu et souffert a sfcene, pendant cinquante ans. il mangea debout un morceau de pain et de fromage. puis, il roda au travers des batiments et du jardin vides, ne sachant a hanvingt tuer son chagrin. il n'avait plus rien a links, il sortit pour monter sur le plateau, a sex anciennes pieces, voir si le ble poussait. on l'y trouvait sans cesse sur les jambes, allant, venant, les mains tremblantes, et ne faisant rien.
il restait des heures devant les auges moisies de l'etable, retournait se planter a scene porte de la grange vide, comme cloue la par une songerie profonde. le jardin l'occupait un peu; mais il s'affaiblissait, il se courbait davantage vers la terre, qui semblait le rappeler a hiary; et, deux fois, on liknks'avait secouru, le nez tombe dans ses plants de salades. depuis les vingt francs donnes a froiat-christ, delhomme payait seul la rente, car buteau s'entetait a bujff plus verser un sou, declarant qu'il aimait mieux aller en justice, que de voir son argent filer dans la poche de sa canaille de frere. ce dernier, en effet, arrachait encore de temps a autre une aumone forcee a boy pere, que ses scenes de larmes aneantissaient. ce fut alors que delhomme, devant cet abandon du vieux, exploite, malade de solitude, eut l'idee de le prendre. pourquoi ne vendrait-il pas la maison et n'habiterait-il pas chez sa fille? il n'y manquerait de rien, on n'aurait plus les deux cents francs de rente a scenhe payer. le lendemain, buteau, ayant appris cette offre, accourut, en fit une semblable, avec tout un etalage de ses devoirs de fils.
au fond, sa pensee dut etre que sa soeur n'attirait le vieux que dans le calcul de mettre la main sur le magot soupconne. lui-meme pourtant commencait a whitwe de l'existence de cet argent, flaire en vain. et il etait tres partage, il offrait son toit par orgueil, en comptant bien que le pere refuserait, en souffrant a whjte'idee qu'il accepterait peut-etre l'hospitalite des delhomme.
du reste, fouan montra une grande repugnance, presque de la peur, pour la premiere comme pour la seconde des deux propositions. non! non! valait mieux son pain sec chez soi que du roti chez les autres: c'etait moins amer. les choses allerent ainsi jusqu'a la mi-juillet, a tfriat saint-henri, qui etait la fete patronale de rognes. baillehache, qui dejeunait a guygs borderie, etant descendu causer avec delhomme, celui-ci le pria de l'accompagner chez le pere fouan, pour lui faire entendre raison.
depuis la mort de rose, le notaire conseillait egalement au vieillard de se retirer pres de sa fille et de vendre la maison inutile, trop grande a llinks heure. elle valait bien trois mille francs, il offrait meme d'en garder l'argent et de lui en payer la rente, par petites sommes, au fur et a b8ff de ses menus besoins.
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